Notre Histoire

L'église Saint-Zéphirin

L'église Saint-Zéphirin-de-Stadacona est le 3e bâtiment à desservir la communauté de Stadacona, dans l’arrondissement de Limoilou. La construction de l’église fut débutée en 1890, suivant les plans de l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy. Elle était une commande de la fabrique de Saint Roch, dont le curé et les vicaires desservaient déjà une chapelle temporaire dédiée à Saint Zéphirin qui avait été construite en 1888, en l’honneur de Zéphirin Charest, curé de Saint-Roch.

Des écrits de l’abbé Laurent Paradis, témoin de la construction de l’église, nous renseignent sur cette construction : « L’église actuelle, ou plutôt l’ombre de l’église actuelle », nous dit-il, « date de M. Feuiltaud [abbé J.-Alphonse Feuiltaud, de la paroisse St-Roch]. Elle fut construite à la journée et au milieu de grandes difficultés. Son prix total fut de 6000$ ». L’église, qui était d’abord assez simple—construite de bois recouvert de brique, et de plan rectangulaire—a subi plusieurs travaux d’agrandissements qui, à travers le temps, en ont modifié la physionomie.

Érigée comme desserte en 1896, l’église a été munie en 1903 d’une plus grande sacristie. Le clocher, pour sa part, est venu enrichir la façade de l’église en 1914. Dès 1917, on a entamé de nouveaux travaux d’agrandissement, sous la direction du curé Aurélien Dion, et d’après les plans d’Adalbert Trudel. On a alors allongé la nef, et haussé le chœur. Ce dernier, grandement surélevé, est une marque distinctive de l’église Saint-Zéphirin-de-Stadacona, et participe à lui donner de son originalité. C’est en 1922, finalement, qu’a été ajouté autour du chœur le déambulatoire, dont la largeur est la même que celle du transept.

Sur cette nouvelle construction, l’abbé Laurent Paradis nous dit encore : « C'est toujours le même édifice, prétend-on. Assurément. On n'a changé que le bas et le haut, les côtés et le fond. La vieille façade reste. On devrait bien la changer elle aussi. Telle qu'elle est aujourd'hui, l'église de Stadacona constitue un temple en bois plein d'élégance, dont les paroissiens ont grand sujet d'être fiers. »

Quant au décor intérieur de l’église, c’est encore le curé Aurélien Dion qui en a passé la commande. En 1921—année de l’érection canonique en paroisse de Saint-Zéphirin—on a installé le maître-autel, et Antonio Masselotte, peintre québécois, a été chargé de réaliser quatre tableaux sous le titre Les origines de la foi au Canada. Ceux-ci ornent les murs du transept. Les œuvres peintes qui agrémentent le plafond du chœur et de la nef, pour leur part, y ont été installées en 1951. On peut les apercevoir dans le film I Confess d’Alfred Hitchcok, dans lequel l’église a été mise en vedette en 1953.